A propos de " Le Voyage..."

Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /Déc /2009 18:03

Voici quelques commentaires recueillis auprès de mes ami(e)s  et des ami(e)s de mes ami(e)s qui ont eu la bonne idee de lire ce livre, en passe de devenir culte ( de Venus)....

(Ylen Roma, lecteur de Claude Lizt)

Claude, Paris

Claude Lizt serait une femme ?

Car comment imaginer qu’un homme puisse parler de cette manière-là de l’amour qu’une femme porte à Son homme ? (Côte Elle) Aucun ne le pourrait !

Mais comment concevoir a contrario qu’une femme puisse avec tant de force et de justesse décrire la passion d’un homme pour une femme ? (Côte Lui) Je reste perplexe, et plus je le lis, plus je le suis...

 

Martin, Marseille : « c’est gonflé ! »

Alors ça, il fallait oser le faire ! Oser l’écrire, et d’un ! Oser l’éditer et de deux ! Moi, je lai vraiment joué à pile ou face, comme suggéré. Et je suis tombé sur « Elle ». J’ai joué le jeu jusqu’au bout, j’ai lu « Elle » d’abord. Quelle chance : si j’avais commencé par lui, j’aurais été encore plus fou de jalousie. Car jaloux je l’ai été tout de suite, jaloux de l’amour qu’elle lui porte. Et quand l’ai lu « Lui », surtout jaloux de son art de l’amour... à lui. Après ça, je me demande comment je vais faire l’amour.

Tu m’as vu ?

Il paraît que ce livre met la moitié des femmes en colère. Moi il m’a coupé la queue (pour parler comme l’auteur). Lui, il est tellement bon que je me suis senti minable. Heureusement que j’ai rapidement lu la partie -elle-. Je crois que l’amour vaut mieux que la recherche de performance sexuelle. Un peu des deux évidemment serait parfait... à suivre.

Atelier de lecture de Lyon

Si vous n’avez pas encore aperçu ce livre, il faut vous réveiller ? D’abord il est beau. Mais vraiment beau : à regarder, à toucher. Un livre objet sensuel ça ne court pas les librairies. Et je ne vous parle pas du récit... C’est le plus beau livre de la rentrée.

Julie écrit de Nantes

Avez-vous lu Le voyage à Genève ? Je suis fascinée par le vrai faux dialogue de ces deux parties dos-à-dos. Celle de l’homme surtout, moi qui suis une femme qui n’a pas encore trouvé l’homme selon mon cœur...C’est la première fois que je m’aperçois que la position de l’homme dans l’amour n’est pas si facile, contrairement à ce qu’on en dit toujours.

Jean-Noël

En achetant « Le voyage à Genève », vous n’avez acheté qu’un livre, mais vous en avez lu deux. Et en plus vous avez fait un délicieux aller et retour dans l’une des jolies capitales d’Europe : qui dit mieux ?

Arthur, Montauban

Si vous lisez le voyage à Genève, je vous conseille de le garder pour vous. Dans mon enthousiasme primaire, je l’ai offert dans mon entourage, pour faire le malin, avoir l’air branché... Le résultat c’est que les femmes autour de moi (à qui je n’ai pas pu m’empêcher de l’offrir ou d’en recommander une lecture urgente) sont furieuses à 50% et en état d’émerveillement gravissime pour les 50% restant. Et ça fait mal. C’est clair je ne suis pas passé inaperçu (CQFD)... Un livre qui divise à ce point les femmes doit toucher à quelque chose de fondamental... mais à quoi ?

Jean-Pierre

Ce livre, attention, n’est pas un livre comme les autres : c’est un vrai test de libido ! Et évidemment, comme on ne s’y attend pas, on se fait avoir et on n’en sort pas indemne... Le résultat c’est que les hommes sont tentés d’essayer d’« être bon » (maladroit s’abstenir !) et les femmes ont des attentes décuplées. Il va falloir assurer : un vrai bain de jouvence, mais service après-vente un peu risqué.

Paula, Bruxelles

Serait-ce là le premier livre androgyne ? En tout cas c’est drôlement réussi. Et dans l’air du temps. A lire absolument...

Mélanie

Claude List ne peut être qu’un homme. Je ne peux penser un seul instant qu’une femme soit l’auteure de ces pages expertes sur l’art de faire jouir une femme ? D’autant que List y livre un certain nombre de secrets terriblement masculins. Il aura recueilli les confidences de la femme aimée. Elle l’aura guidé, encouragé, soutenu : un livre d’amour quoi.

Simon, à propos d’un livre qui fait du bien...

Paul et Virginie, Roméo et Juliette et les autres couples de rêve sont désormais à notre portée : elle et lui vont en voyage à Genève, comme vous et moi ou presque, et la grande nouvelle (et elle est tout à fait rafraîchissante), c’est qu’ils baisent vraiment ensemble ? Une bonne nouvelle, car pour leurs ancêtres, j’avais quelques doutes... Et vous ?

Luc

D’abord je n’en ai pas cru mes yeux quand je l’ai aperçu : deux livres en un ! Puis je n’en ai pas cru mes yeux lorsque je l’ai lu. Tout y est dit de l’amour, tout, vraiment tout. Tout ce qu’en vit un homme, tout et ce qu’en vit une femme. C’est bien sûr un peu dérangeant, mais cela fait mouche.

Anne-laure

Que vous le lisiez tout de suite ou pas, c’est Le livre qu’il faut avoir entre les mains. D’ailleurs je ne suis pas tout-à-fait sûre que ce soit seulement un livre : c’est une caresse !

Et une véritable leçon sur les caresses les plus subtiles et imaginatives : à lire sans modération.

Brigitte à Paris

Je sais bien que je suis plutôt ce qu’il est convenu d’appeler une féministe. Mais là, Claude List y va un peu fort. Son « elle » est une caricature de femme de la tradition, mais c’est tellement bien écrit (je dois reconnaître qu’il y a des passages sublimes...) que pour un peu on s’y laisserait prendre : un livre dangereux.

Michel et Juliette, à Lille

Ouahou ! Nous l’avons lu ensemble et ça nous a fait un de ces effets !!! Moi, Michel, j’ai lu « Lui » pendant que Juliette lisait « Elle » et j’ai lu « Elle » pendant que Juliette lisait « Lui ». On n’avait jamais fait l’amour comme ça. C’est l’aphrodisiaque le plus naturel : du bio, du vrai. A commander absolument... au Père Noël ! Je crois qu’il n’y a que lui qui puisse assurer une livraison pareille.

Cécilia d’Agen

La femme du Voyage à Genève peut sembler totalement surnaturelle. Ce n’est pas gênant. C’est la femme du mythe, elle n’existe pas mais elle fait rêver les femmes et... les hommes aussi. Je crois qu’il y a un peu d’« elle » en chaque femme. Ce livre est une sorte de légende moderne qui renouvelle avec bonheur un genre un peu oublié mais extrêmement reconstituant. L’amour est mythique aussi et cela nous fait vibrer.

Jules

Moi qui me promène assez souvent en forêt de Fontainebleau, je regrette bien de ne pas les avoir croisés ces jours là. Enfin un livre contemporain qui n’oppose pas sexualité, liberté et amour. J’en suis encore tout ému.

Cyndi

J’ai adoré le côté « french lover » du héros. Un peu cru, mais c’est écrit avec une belle langue jamais vulgaire. Parler sans fausse pudeur du sexe, du désir et du plaisir, homme et femme : bravo !

Martial d’Ermenonville

Le livre est épatant, mais ce qui m’a branché le plus, c’est de me prendre pour « rideur ». C’est un livre plein de trouvailles (un livre tête-bêche, bon il fallait le faire), mais pour moi, rideur, c’est le clou. Génial le conseil aux jeunes mâles un peu désorientés par les attentes de leurs belles, vraiment sympa...

Emilien

Ce gars-là a l’air de s’en faire alors qu’il a trouvé l’amour. Je me demande bien ce qu’il lui faut de plus ? Moi, rien que de le lire, je suis au bord de jouir...

Laurent, à Saint-Malo

Finalement il est comme la plupart d’entre nous : il a envie de se les faire toutes, mais lui, il a trouvé sa bonne étoile. Un livre qui pourrait bien réconcilier les hommes et les femmes pour peu qu’ils le lisent sans préjugés. Ce livre deviendra un classique, c’est sûr.

Par claude lizt - Publié dans : A propos de " Le Voyage..."
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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 18:34

Le Voyage à Genève

de Claude Lizt

Réclame  (2)

OLNI ! Attention...

OLNI, Objet Livre Non Identifié ...

Il est posé sur la table et, attiré par sa couverture vraiment très jolie, vous l’entrouvrez avec curiosité : oh ! Vous ne pouvez lire qu’une page sur deux, le seul recto, parce que le verso est ... qu’est-ce que c’est que ça ? Ecrit à l’envers ! Tonnerre on ne vous l’avait pas encore faite, celle-là... Vous aviez déjà été piégé par une écriture en face-à-face, mais là, tête-bêche, il fallait oser... Instinctivement, vous retournez le livre. La couverture est de l’autre côté plus jolie encore. Mais, même topo ! On ne peut lire que le verso...

Vraiment intrigué, vous découvrez alors que sur l’un des côtés, il est écrit « Elle », juste au-dessus d’une paire de très jolies jambes, bas noirs, chevilles fines gentiment croisées, de dos. Lumière tamisée pour cette « Elle » qui semble voilée, discrète, douce… mais toutes jambes dehors tout de même. Où va-t-elle donc ainsi ?  OLNI, Objet Livre Notoirement Initié ?

Et de l’autre côté alors ? Ah, il est écrit « Lui ». Et c’est la courbe généreuse d’une belle hanche de femme, comme lune pleine, qui accueille la main d’un homme, aucun doute non plus là-dessus. C’est beau et cela pourrait bien donner envie de découvrir illico ce qu’une main virile fait d’une hanche lunaire... OLNI, Objet Livre Nullement Intimidé !

Alors, vous voici initié… à peine, intimidé… en aucun cas, mais rudement émoustillé.

OLNI, Objet Livre Néanmoins Irrésistible….

Par claude lizt - Publié dans : A propos de " Le Voyage..."
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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 18:33

Le Voyage à Genève

Réclame  (1)

Le voyage à Genève de Claude Lizt : un livre qui ne peut pas laisser indifférent ni elle, ni lui !

Si elle lit du côté Elle.

Elle est submergée par l’amour. L’amour de cette femme dit-il tout de l’amour d’une femme ? Et là, épreuve de vérité : ce livre pourrait bien diviser le monde des femmes. Il y a celle qui s’identifie à l’amour sans limite, l’amour-vie. A l’opposé, celle qui n’en voudrait pour rien au monde ; du moins le croit-elle.  Il y a celle qui en a tellement rêvé, sans jamais y accéder, que ce récit éperdu la mène jusqu’à la douleur, à moins qu’il ne lui redonne un espoir depuis longtemps abandonné. L’amour existe ! L’amour brille à l’horizon des grandes plaines du désir. Et il ne tient qu’à elle d’aller aussi loin, jusqu’au point où la terre des corps touche le ciel des sentiments.

Si lui lit du côté Elle.

Il est touché. Se peut-il qu’Elle l’aime comme cela ? Surgit aussitôt la division du monde des hommes, immédiate, irréductible. Pour celui-ci, quel destin que d’être ainsi aimé ! Quel engagement ! A lui, homme, de se laisser ainsi désirer, adorer, admirer. Mais il lui faut oser entrer en amour. Pour celui-là, il est urgent de fuir cet amour exigeant : il n’est pas prêt ! Il lui faut de l’air, de la liberté ! Pour cet autre, mieux vaut se réfugier dans des amours légères, primesautières ; pour ce dernier, ce sera l’abattage des conquêtes multiples... Mais ils ont en commun de chercher à toute force à échapper à ce trop de ... bonheur, à cette captation. Danger !

Si lui lit du côté Lui

Il est bluffé. Quelle chance ils ont ces deux-là ! Ils se sont vraiment trouvés.  Curiosité,  ardeur, sensualité extrême, félicité... Bien-sûr il y a du trop dans l’air, mais après tout, du « trop comme ça », on doit parvenir à s’en accommoder. Mieux, on doit pouvoir y trouver plus que son compte : un nirvana des sens, cela vaut le détour. Evidemment,  il n’est pas tout à fait sûr d’être illico à la hauteur des attentes de la belle, mais à bien lire ce récit tout de même assez explicite et plein de conseils pratiques, il n’y a pas de raison à priori pour qu’il ne progresse pas, peut-être même assez rapidement, tant il se pourrait qu’il se sente bien, vraiment très bien, sous le regard de sa belle amoureuse.

Si elle lit du côté Lui

Elle n’en revient pas. Sensualité au vent, il a l’instinct sûr, ce chasseur de plaisir... Voilà l’homme curieux de la femme comme jamais elle n’avait osé l’imaginer : un tel sens de la féminité, un goût si juste de ce que son corps peut attendre, donner ! Bien-sûr, Elle a eu quelques coups durs, et cet homme en qui elle avait mis tout son espoir l’a bien déçue. Mais peut-être a-t-Elle été immédiatement trop exigeante. Sans doute même a-t-Elle commis cette erreur : Elle a cru que c’était arrivé ; Elle lui a fait peur ! A présent, elle a compris. Et quand elle apercevra la silhouette élégante d’un tel homme à la sortie du théâtre ou à la terrasse du Rostand, elle succombera : bien sûr il y a toujours un risque, mais quelle promesse !

Par claude lizt - Publié dans : A propos de " Le Voyage..."
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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 18:31

Le Voyage à Genève

Présentation  par Claude Lizt –LUI

 

Nota : Lui est un chercheur qui eut 18 ans en 68

Elle et Lui. C’est  Lui qui a proposé à Elle, lors d’un voyage à Genève, d’écrire leur histoire. Chacun son récit, chacun son regard sur une passion emportée dans une spirale ascendante d’ivresse sexuelle. Une bourgeoise surnaturelle et un chercheur, curieux du féminin. Improbable rencontre. Coup de foudre pour Elle, qui va aller de l’amour au plaisir. Lui ira de la fascination du plaisir à l’amour qui rend fou. Après des décennies, sont-ils parvenus à réduire quelque peu l’insurmontable différence entre un homme et une femme d’aujourd’hui  ?

 

A vous d’en juger… Par exemple… (extrait, p 89 de LUI. C’est donc Lui qui parle) :

Nous avions atteint une telle intensité dans le plaisir que son souvenir s’effaçait immédiatement. Nous étions d’accord sur le symptôme, mais son interprétation fut bien plus originale que la mienne. Les voici.

Moi : « Je pense que la nécessité de l’oubli est pour l’homme strictement liée à la nécessité (purement morale, je le sais maintenant) d’interrompre le plaisir. C’est parce la continuité dans le plaisir est insupportable à l’homme qu’il faut l’interrompre. S’en souvenir, ce serait une façon de le continuer. Donc il faut l’oublier. CQFD. »

Elle : « Pourquoi ce sentiment que le plaisir est toujours plus somptueux ? Parce qu’on s’empresse de l’oublier. Mais pourquoi ? Sans doute parce qu’il est proprement « inoubliable ». Paradoxalement, c’est par ce qu’il est « inoubliable » qu’on oublie... Si on ne l’oubliait pas, on serait ravagé par la peur de ne plus parvenir à le retrouver, d’être déçu. Ainsi, l’oubliant, on s’offre chaque fois le grand événement de la découverte de la volupté absolue. 

Comprends-tu, Rideur*, pourquoi je pense qu’en matière d'amour la supériorité intellectuelle et pratique de la femme est écrasante ? Ne voit-on pas clairement dans cette comparaison des analyses, le véritable génie d’une femme pour l’amour et le plaisir ?

*« Rideur » est le « lecteur-lectrice »  auquel LUI éprouve sans cesse le besoin de s’adresser, alors qu’ELLE n’écrit qu’à LUI.

 

Il y a dans ce livre des scènes érotiques. Elles sont commentées et analysées par l’auteur de telle manière que le livre peut aussi bien être lu comme un conte philosophique, très XVIIIème. Les scènes sont décrites par Elle comme par Lui. Fonctionne ainsi à propos du plaisir lui-même le principe du livre : deux regards sur…

Attention, ce livre pourrait bien irriter celles et ceux qui pensent que « la femme est un homme comme les autres » et que seule la construction historique du « genre » explique les différences actuelles. L’auteur n’est pas de cet avis. A moins que l’on fasse remonter la construction du genre aux données anthropologiques fondamentales, comme tend à le faire, par exemple, Françoise Héritier. Mais dans ce cas, on parvient à une tautologie (dont elle ne conviendrait peut-être pas) :  l’homme n’est rien d’autre que ce qui l’a fait Homme : la division entre Homme et Femme. Cette division est donc immuable, sauf à changer l’humanité. Ce livre risque donc de déplaire aux femmes-homme. En revanche il comblera celles et ceux qui pensent qu’il faut au contraire affirmer, et qui cherchent à élucider l’irréductible différence, d’abord sexuelle, d’abord dans le plaisir et donc dans l’amour, pour bâtir sur ce socle une véritable liberté de la femme en tant que femme. Les femmes-femme, mais aussi les hommes-femme pourraient bien l’adorer.

 

Puisque l’auteur cherche un public, de préférence parmi les amateurs de la recherche à laquelle il se consacre, il est ouvert aux questions et au débat sur le site lié à ce livre :

http://le-voyage-a-geneve.over-blog.com/

Ou sur celui de son éditeur :  http://www.lespetitsmatins.fr/


Le Voyage à Genève

Présentation  par Claude Lizt –ELLE

 

Nota : Elle se qualifie volontiers de femme-femme-femme…

 

Que sait-on de l’amour d’une femme ? Que sait-on de son âme amoureuse avant même le premier regard, à la seule musique du nom de celui qui lui est promis et jusqu’à l’attente de l’aimé, jour après jour ?  Qui peut en conter le premier frémissement, les émotions, le bouleversement de la vie, la douleur de l’attente, sinon la femme amoureuse, la femme aimante ? Voilà ce que ce livre offre au lecteur. Une femme éprise, une femme de grand amour écrit son aventure sentimentale et passionnelle à son Homme Magnifique dans ses moindres élans : car c’est bien à Son Amour qu’est adressé ce livre. Tout y est dit de sa passion, émois originels, séduction inéluctable, formidable puissance de l’élu sur la femme qui s’abandonne à l’amour. Et ceci est écrit à l’amant adoré tout au long d’un voyage par lui initié, pour Genève, parce qu’ainsi ils partirent vers la lumière du levant.

Puis de collines en bord de lac suisse, confidences et souvenirs égrènent leur histoire, celle de deux êtres que la vie a poussé l’un vers l’autre... au hasard ? Cette femme prend mille soins à confier le long cheminement de l’âme et du corps, de l’émerveillement sentimental à la révélation irrésistible du plaisir, tout au long de ce voyage qui, d’étapes sensuelles en tête-à-tête amoureux conte leur d’amour. Le bonheur d’un homme et d’une femme que le destin confie l’un à l’autre comme s’ils devaient écrire eux-mêmes l’histoire de l’amour, aujourd’hui. Et c’est bien ce qu’ils font, fidèlement et pourtant chacun au plus près de sa différence, celle qui fait de l’amour cet embrasement unique. Car alors qu’elle ouvre son âme au lecteur sur cette face ci du livre, du côté « Elle », l’homme aimé en fait autant sur l’autre face, du côté « Lui ».

Quant à Elle, la femme dévoile  lentement son ineffable plongée sensuelle -ineffable jusque là, puisqu’elle se résout enfin à la dire- dont le récit monte  vers son amant comme la grande volute du plaisir qu’il a créée en elle. C’est un  chant : reconnaissance d’elle-même en tant que femme, et reconnaissance envers lui, l’homme aimé par-dessus tout. Chant de grâce de la femme envers l’homme, à l’heure où tant de propos dits modernes ont la tentation de les opposer. Parce qu’elle est femme de tout son l’être, elle porte le destin des femmes depuis le fond des âges sans la moindre révolte. Elle sait le désir de l’homme, lui répond sans hésiter ; elle porte l’amour de lui comme elle porterait l’enfant. Elle découvre le grand plaisir de la femme aimée comme son destin même : peut-être vous paraîtra-t-elle douée d’une certaine innocence, naïveté ? Mais elle est avant tout une femme d’aujourd’hui que n’entrave pas le poids de sa féminité : une femme dans l’amour.

Par claude lizt - Publié dans : A propos de " Le Voyage..."
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